« J’ai un flash dont je ne sais pas me servir, et un réflecteur dont je ne me sers pas »

Initialement publié le mardi 12 novembre 2013.

J’ai rencontré Julie de Waroquier.

C’était ce dimanche, au Salon de la Photo de Paris. Je m’étais levée tôt, je venais de faire presque trois heures de train, 45 minutes de métro, il était bientôt midi, j’avais faim. Mais j’étais contente, heureuse même ! Heureuse d’être fatiguée, heureuse d’avoir passé des heures dans les transports, heureuse d’avoir faim ! Parce qu’il était presque midi, et que j’allais rencontrer Julie de Waroquier !
D’abord j’ai vu la foule, et ces dizaines de stands immenses clamant leurs marques et leurs offres. Il y avait de quoi se sentir perdu. Mais je connaissais le plan par cœur, je savais exactement sur quel stand se trouvait Julie. Alors armée de mon enthousiasme et de ma hâte, je me suis frayée un chemin à travers ces centaines de personnes venues essayer des appareils photo qu’elles n’auront jamais les moyens de s’offrir, j’ai parcouru quelques allées… et je l’ai vue ! Debout derrière un petit comptoir, souriante. Je me suis approchée (un peu timidement), et je lui ai demandé (encore plus timidement) : « Bonjour, je voudrais le livre Rêvalités s’il vous plaît. » Elle a souri encore plus (oui Julie, malgré ce que tu peux dire, tu es une fille très souriante 😉 ) et elle m’a gentiment proposé de me le dédicacer. Dans ma tête c’était une explosion de joie, mais j’ai juste sorti un petit « Oui, je veux bien » en souriant aussi (enfin j’espère). Et puis j’ai sorti un papier de mon sac, le premier que j’ai trouvé, et je lui ai tendu en lui disant « J’ai des amis qui n’ont pas pu venir, mais qui aimeraient aussi une petite dédicace », et elle a encore souri, elle a commencé à écrire en m’avouant n’être pas très douée pour les dédicaces (menteuse :p ).
Il était midi moins dix, je me suis installée dans un coin, et avec une excitation enfantine, j’ai commencé à feuilleter son merveilleux recueil : toutes ces photos que j’avais vues et revues sur sa page, je les avais entre les mains *-*

Dix minutes plus tard, première conférence de Julie, décryptage des photos de son livre. Je me rends compte qu’elle parle beaucoup de l’inconscient, et je me dis « Mais… C’est mon cours de philo ça ! Je la veux comme prof ! » Si seulement mes cours pouvaient être aussi intéressant que les paroles de Julie ! Et puis cette phrase, qui m’a tellement marquée que je l’ai retenue précieusement dans ma tête pendant deux jours, pour enfin la mettre en titre de mon article : « J’ai un flash dont je ne sais pas me servir, et un réflecteur dont je ne me sers pas. » Voilà, c’est dit, côté matériel, Julie n’est pas suréquipée. Pas plus que moi, et j’avoue, ça m’a fait du bien de l’entendre le dire. Parce que Julie est douée, incroyablement douée, et elle brise cette idée reçue qu’on ne peut faire des bonnes photos qu’en ayant beaucoup de matériel, et du matériel très cher. Merci Julie !
Après une petite heure de pause dont j’ai profité pour manger (je commençais à avoir vraiment beaucoup faim ^^), je retrouve Julie sur le stand de Nikon pour sa deuxième conférence. Beaucoup plus de monde, énormément de monde en fait, qui se presse et se serre pour l’écouter. Une seconde fois, je bois ses paroles, je m’en nourris. Parce que de la même façon que ses photos m’inspirent, ce qu’elle dit me donne espoir. Julie est partie de rien, de presque rien, pour en arriver là où elle en est aujourd’hui. Alors en l’écoutant, je me dis « Moi aussi, je peux ! » Et je vais tout faire pour y arriver ! Parce que Rêvalités, ça veut aussi dire que les rêves peuvent devenir réalité…
Tout en l’écoutant attentivement, je fais deux trois portraits d’elle : un joli souvenir qui me permet aussi de faire mes réglages. Parce que c’est encore un peu timide, mais déterminée et heureuse, que je m’avance vers elle à la fin de la conférence, pour lui demander de faire une photo ensemble. Merci d’avoir accepté Julie ! ♥

Pour ceux qui ignoreraient de qui je parle (honte à vous !), allez immédiatement faire un tour sur son site et sa page Facebook !

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Une réflexion sur “« J’ai un flash dont je ne sais pas me servir, et un réflecteur dont je ne me sers pas »

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