J’ai été une victime.

Environ 1,2 million. C’est le chiffre que j’ai découvert hier soir. Il correspond au nombre d’élèves qui seraient actuellement victimes de harcèlement scolaire. 1,2 million, soit 10% des élèves français. Une proportion impressionnante. Le second chiffre, c’est 50% : seuls 50% de ces victimes osent en parler à un adulte. Les autres subissent en silence, et parfois, en meurent.
Le ministère de l’Education nationale a fait de la lutte contre le harcèlement scolaire une priorité. Le site officiel Agir contre le harcèlement à l’école met à disposition de nombreuses ressources. Des actions sont mises en place, comme le prix Mobilisons-nous contre le harcèlement. Malheureusement, c’est encore insuffisant. Le harcèlement scolaire reste un sujet tabou, et les victimes ne sont pas toujours prises en charge correctement.

La meilleure manière de briser un tabou, c’est encore d’en parler. Il faut donner aux victimes la possibilité de parler, de témoigner, et d’êtres entendues. Elles sont les premières concernées par ce fléau, elles sont les mieux placées pour en parler.
J’ai toujours considéré que lorsqu’on est une victime, si l’on se sent capable de raconter ce que l’on a subi (ou que l’on subit encore), il faut le faire. Pour montrer que l’on existe, que ce qu’on vit est une réalité. Pour montrer à d’autres victimes qu’elles ne sont pas seules, et les encourager à sortir du silence à leur tour. (d’ailleurs, c’est ce que permet Polyvalence-MP sur de nombreux sujets)
C’est pourquoi maintenant, je prends mon courage à deux mains pour vous raconter le harcèlement scolaire que j’ai subi il y six ans.

Si vous êtes vous-même victime, je vous encourage vivement à en parler. Comme je sais à quel point c’est difficile, je vous propose de le faire ici, à la suite de mon témoignage, de manière anonyme (ou non, comme vous le souhaitez), en m’envoyant un mail : lisa.guibaud@gmail.com. Vous pouvez aussi m’écrire simplement pour discuter, n’hésitez pas

Cette affiche a été réalisée par l'accueil de loisirs associé à l'école Gaston Dupouy (académie de Toulouse) dans le cadre du prix "Mobilisons nous contre le harcèlement 2013-2014" lancé par le Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche".
Cette affiche a été réalisée par l’accueil de loisirs associé à l’école Gaston Dupouy (académie de Toulouse) dans le cadre du prix « Mobilisons nous contre le harcèlement 2013-2014″ lancé par le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ».

Lire la suite « J’ai été une victime. »

Publicités

Aider en libérant la parole, l’action de Polyvalence-MP

Après l’interview d’Elvis, une nouvelle rencontre d’un tout autre genre. Tan gère Polyvalence-MP, un recueil en ligne de « témoignages en prose, en vers et en images, qui disent les violences que l’on refuse d’entendre et les souffrances que l’on refuse de voir. »
Je vous avais déjà partagé mon propre témoignage, et aujourd’hui j’ai eu envie d’aller plus loin en vous présentant, à travers quelques questions que j’ai posé à Tan, le site dans son ensemble, ses enjeux, et l’importance qu’il a pour de nombreuses personnes.

(NB : les photos qui illustrent cet article sont certaines de mes illustrations pour des témoignages. Le lien du témoignage apparaît en légende. Si vous souhaitez illustrer vous aussi, n’hésitez pas à contacter Tan.)

http://www.polyvalence-mp.com/lhistoire-de-mes-viols/
http://www.polyvalence-mp.com/lhistoire-de-mes-viols/

Lire la suite « Aider en libérant la parole, l’action de Polyvalence-MP »

Mon corps m’appartient

« Parce que oui, on peut être fier de son corps, et oui, on peut le montrer.
Parce que non, on n’a pas à accepter de remarques dégradantes sur notre image, parce qu’on a osé la montrer. »

C’est sur ces mots que s’ouvre Mon Corps m’appartient, la galerie de bodypositivy créée par Pauline il y a un an. Ce Tumblr prône l’amour et le respect du corps humain, et en particulier de son propre corps.

(NB : toutes les parties en italique sont des extraits de l’article de Pauline, exceptée la dernière –mais qui est quand même une citation de Pauline-)

Lire la suite « Mon corps m’appartient »

« Je voulais le monde et le monde alors appartenait aux hommes. »

Quand on pense à Niki de Saint Phalle, les premières images qui nous viennent à l’esprit sont celles des Nanas, ces sculptures de femmes immenses, aux formes et aux couleurs joyeuses et expressives. Créées dans un contexte d’émancipation des femmes, elles ont du coup bénéficié d’un grand succès médiatique, et sont restées la part la plus célèbre du travail de l’artiste. Mais Niki de Saint Phalle ne peut pas être résumée à ses seules Nanas.

Jusqu’au 2 février, l’expo « Niki de Saint Phalle » au Grand Palais met à l’honneur de manière juste et sensible l’ensemble de son œuvre. Si vous passez par Paris, n’hésitez surtout pas à y faire un tour !

(NB : les photos qui illustrent l’article sont ma propriété exclusive. Tous les droits me sont réservés, toute copie sans mon accord est interdite.)

DSC00195

Lire la suite « « Je voulais le monde et le monde alors appartenait aux hommes. » »

Boire un thé en compagnie des chats

Connaissez-vous le concept des bars à chats, ou neko cafés ? L’idée est née à Taïwan il y a une quinzaine d’années. Il s’agit (tout simplement) d’un bar (ou café, ou salon de thé) qui accueille un grand nombre de chats au milieu de ses clients. Le concept a énormément plus aux Japonais, qui l’ont exporté et popularisé (d’où l’expression « neko café », « neko » étant le terme japonais pour « chat »). Et comme tout ce qui plaît au Japon, ça a fini par arriver jusqu’en Europe. En Autriche d’abord, puis en France.

En 2015, un nouveau bar à chats devrait ouvrir ses portes dans le Sud de la France, à Avignon. « La Compagnie des Chats » aura un concept un peu différent des autres.

Le joli logo de la Compagnie des Chats.
Le joli logo de la Compagnie des Chats.

Lire la suite « Boire un thé en compagnie des chats »

« Le silence des pantoufles »

Aujourd’hui, 25 novembre, c’est la journée internationale consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes. J’entends d’ici certains de mes « amis » rétorquer « ouais nan mais c’est con, ça sert à rien une journée pour ça. C’est toute l’année qu’il faut lutter. » Scoop : souvent, ceux qui disent ça sont les derniers à s’intéresser à la cause. Tant pis, on luttera sans eux, mais on luttera quand même. Bref.

J’aurais voulu avoir une plume en pleine forme pour écrire un article vraiment bien, vraiment marquant. Manque de pot, c’est pas le cas. Par contre, j’ai lu tout à l’heure l’article de Sophie Gourion, auteure du blog Tout à l’ego. Et la plume de Sophie, est bien plus en forme que la mienne. Si je devais résumer son article en un mot, je dirai : « percutant ». Clairement, ses mots appuient là où ça fait mal. Je vous laisse en juger par vous-même, le lien de son article est en légende de l’image.

http://www.toutalego.com/2014/11/le-silence-des-pantoufles.html?spref=tw
http://www.toutalego.com/2014/11/le-silence-des-pantoufles.html?spref=tw

{Éco-défi} Fabriquer de jolis cadeaux de Noël utiles et écolo

L’an dernier, à Noël, j’ai découvert le plaisir de faire plaisir en offrant un cadeau à chacun (j’ai grandi dans une famille où seuls les adultes font des cadeaux, et jusque là, je n’avais pas remis ça en question). J’ai donc passé des heures à flâner dans les allées pétillantes de Pylônes et celles poétiques du marché de Noël.
Cette année, j’ai décidé de remettre ça, mais de manière un peu différente : je vais fabriquer moi-même la plupart de mes cadeaux ! C’est une autre manière d’offrir, à la fois épanouissante et un peu intime, puisqu’il faut vraiment se creuser la tête pour savoir ce qui fera plaisir à la personne (et non, impossible de se rabattre sur une carte cadeau dénuée de personnalité). Adieu la foule des magasins, cette fois j’ai donc parcouru les infinies allées d’Internet.
C’est comme ça que j’ai découvert le blog Echos verts, et ce merveilleux défi ! Une vingtaine de blogueuses créatives et écolo se sont rassemblées pour proposer, chaque jour du mois de novembre, une idée de cadeau DIY. Une source d’inspiration quotidienne qui offre bien plus que des idées de cadeaux : partage, solidarité, écologie, autant de valeurs qui apportent chaleur et bonne humeur au mois le plus déprimant de l’année. J’adhère complètement !

Échos verts

Habituellement, lorsque j’entends parler de Noël avant le 1er décembre, cela ne fait qu’amplifier mes frustrations liées à cette célébration…

Comme je l’écrivais déjà l’année dernière, à Noël, tous mes sens sont en éveil! À partir du moment où l’on évoque cette fête annuelle, j’entendsles complaintes des gens stressés qui sillonnent les rayons des magasins à l’avance ou à la dernière minute, préoccupés par l’envie de faire plaisir, soucieux de vouloir rentrer dans leur budget ou se sentant forcés de faire un cadeau qui, s’il n’est pas choisi astucieusement, finira au fond d’un placard aussitôt ou quelques semaines après avoir été déballé…  Je vois tous ces déchets qui s’amoncellent dans les poubelles: les sapins squelettiques, les emballages déchirés, les cadeaux non désirés, et tous les petits bibelots pour la déco… Je sens l’odeur du surplus de nourriture que les estomacs et les frigos trop pleins ne…

View original post 3 180 mots de plus

La jeunesse et la culture contre l’extrême-droite

Initialement publié le 28 mars 2014, à Avignon.

Ils sont quatre, lycéens, tous mineurs. Au début de la semaine, dans leur chambre d’internat, Laura, Sarah, Adrien et Jeanne s’indignent face au score du FN à Avignon lors du premier tour des municipales. Comme bien d’autres, ils sont choqués, révoltés par ce 30% record. Alors, pour lutter contre la montée de l’extrême droite dans leur ville, ils décident d’agir.

Deux jours, c’est le temps qu’il leur a fallu pour organiser le sitting qui a eu lieu ce vendredi entre midi et deux, devant la mairie d’Avignon. Dans mon enthousiasme de toute nouvelle blogueuse, et parce que je me reconnais dans les valeurs qu’ils ont mises en avant, j’ai eu envie d’aller discuter avec eux, de raconter cette mobilisation qui m’a émue aux larmes.

Image

Lire la suite « La jeunesse et la culture contre l’extrême-droite »